3Voila on s´est motive a se lancer dans l´ascension d´un sommet a + de 6000m d´altitude.
Comme on a aucune experience, le premier jour on s´entraine a la maitrise des crampons et du piolet sur le bas du glacier. Les exercices qu´on fait sont assez marrant, on escalade un mur de glace, on monte et on descend des parois pentus etc... Le refuge en bas de la montagne est assez peu eleve entre 4500 et 4700m (presque l´altitude du mont blanc qd meme). Le deuxieme jour apres avoir dormi une nuit au refuge on monte au camp de base a 5200m d´altitude apres un montee de 3-4h dans les rocher mais pas de crampons encore que sur la fin on aurait mieux fait de les mettre, c´etait un peu casse gueule.

Bref, on arrive avec nos deux accolytes d´ascension David et Stephanie au camp de base qui n´est autre qu´une boite de 10m carre ou on va dormir a 12 avec tous les guides et cuisinieres de l´agence. Enfin je dis dormir, je pense qu´il n´y a que les locaux qui dorment parce que nous entre l´altitude, le stress, le bruit et l´odeur (Jacques es tu la?) on somnole 1/2h avant un lever 1a 1h du mat. On enfile nos 12 couches contre le froid. En bas : collant damart, pantalon et surpantalon de ski puis 3 paires de chaussette dont 1 en poil de lama speciale froid intense. En haut : Damart, t shirt, polaire, veste gore tex et veste de ski ainsi que 2 paire de gants et bonnet sous les deux capuches des vestes avec la frontale accrochee. Pret reste plus qu´a monter en crampons, encorde et les piolet a la main. Le debut se passe pas trop mal montee assez douce, pas trop de vent, pas de difficulte majeur. Au bout de 2-3h on atteint un mur qui est pas tres pentu mais il faut un peu plante le piolet pour monter et 5600-5700 c´est pas toujours evident...

Ensuite apres ce petit mur la montee commence a etre hard et le guide ne te menage pas il trace et comme on est encorde il faut suivre. Quand il va trop vite et qu´on veut une pause Audrey s´arrete et il ne peut plus avancer. Sur le chemin, on contaste (enfin surtout moi parce qu´Audrey est super concentre et ne voit r2ien d´autre que ses pieds et la corde que je ne garde pas assez tendu) des restes de vomi a cause de l´altitude. Audrey m´engueule parce que je lui parle et que ca la deconcentre et "la corde tendu!! ok!!" Je moufte pas en meme temps je commence a etre defonce a cause de l´altitude Audrey a la nausee (la raque comme elle dit). Maintenant ca se joue dans la tete, tu te traines tel un homme qui doit rentrer chez lui alors qu´il est 4 grammes. Sur la fin la pente se raidifie encore un peu pour finir sur une crete avec le vide des deux cotes. A 20m de la fin quand je vois qu´on y est je suis tellement ailleurs que je mets a pleurer de joie. Au sommet, on a droit au lever de soleil pile poil quand on arrive, on a de la chance parce que t´attends pas 1h en haut que ca se leve avec le froid. Ensuite la descente se fait bien apres plus de 5h de montee on descend presque en courant en plus le guide nous stress alors qu´on veut prendre des photos parce que c´est dangereux et que des pierre peuvent tomber. Du coup on revient au camp de base en meme pas 2h pour se reposer un peu avant de faire la derniere partie avec pour ma part 12kg de materiel sur le dos mais bien sure on peut prendre un porteur pour un prix exorbitant.

On rentre dans l´apres midi a la Paz pour un repos bien meritee. En ce moment on est a Santa cruz la ville rival de l´est du pays. D´ailleurs a cause de la politique de Evo Morales premier president indien de Bolivie, cette province de l´est ou on croise enormement de blancs, est en greve et on a droit pour y arriver a un blocage de 10h sur la route comme si les 20h de trajet ne suffisait pas. Et maintenant direction bresil , samba, caipirinha, etc...